Éric Furlan photographies

À propos

Photographe amateur à Paris, je pratique la photographie numérique et argentique, avec une nette prédilection pour les scènes prises sur le vif, la photo de rue, les paysages, l'urbex et les cimetières. N'hésitez me contacter pour utiliser ces images à quelque fin que ce soit.

Amateur photographer in Paris, I practice digital and film photography, with a clear predilection for candid pictures, street photography, landscapes, urbex and cemeteries. Feel free to contact me to use these images for any purpose.

Parcours

J’avais douze ans au milieu des années quatre-vingt, lorsque mon père m’a confié son reflex  et montré comment jouer avec les bagues et les boutons de l’appareil jusqu'à obtenir une image nette et bien exposée.

Quelques années plus tard, j’ai découvert les techniques de laboratoire. J’adorais le silence et l’obscurité du labo noir et blanc, l’odeur âcre des produits chimiques et le moment magique au cours duquel, au fond du bain de révélateur, l’image se forme sur le papier. En procédant à l’agrandissement et au tirage, je  contrôlais le cadrage, l’exposition et le contraste des images récoltées lors de la prise de vue.

Puis en rejoignant Paris à la fin des années quatre-vingt-dix, pour terminer mes études et commencer à travailler, j’ai abandonné la photo. La grande ville aurait dû constituer un terrain de jeu idéal, mais j’étais privé de laboratoire et je ne parvenais pas à me satisfaire des tirages réalisés automatiquement dans les labos grand public.

Depuis 2011 j'ai renoué avec cette discipline. Entre temps j’étais devenu graphiste, manipulant des images pour les mettre en page, les retoucher ou les monter de toutes pièces. Grâce à ce métier, j'ai maintenu un lien avec la photo au moment où celle-ci passait de l'argentique au numérique. C'est ainsi que je me suis initié au post-traitement, équivalent logiciel des techniques de laboratoire.

Démarche

Dès lors, mon appareil est devenu l’accessoire incontournable de mes balades. Promeneur indigène à Paris ou touriste en voyage, c’est en badaud que je prends mes photos.

Les lieux publics sont un décor devant lequel les passants improvisent des scénettes involontaires. Pour en faire des images, il faut être à l’affût d’un jeu de lignes, guetter une situation amusante, une démarche, une expression, un regard… attendre embusqué que les acteurs entrent en scène ou bien saisir l’image au vol.

Le plus souvent, la prise de vue est le point de départ d’un processus qui consiste à isoler un morceau de réalité pour en amplifier le sens. Cadrer permet d’extraire une partie de la scène, de présenter ce fragment sous un angle adéquat et de le débarrasser de tout ce qui entrave sa compréhension.

Le post-traitement, même minime, vient parfaire cette soustraction par de légers ajustements du cadre, de l’exposition ou des contrastes pour accentuer le rythme des temps forts lumineux et de temps faibles plus sombres, modeler les formes ou d’adoucir les ombres.

C’est aussi devant l’écran de l’ordinateur que se fait le choix du noir et blanc ou de la couleur. Car si cette dernière exerce une séduction immédiate, elle peut détourner l’attention des spectateurs de la tension entre les lignes et les formes qui lient les éléments d’une scène. 

À l’issu de cette composition, grâce à la mise en perspective et à l'épure, les événements édifiants peuvent parfois être sublimés et les moments anodins révéler leur sens, leur humour ou leur beauté.